Contexte et décision de l’UDC Jura

À la suite du refus d’assister à l’intronisation du futur président socialiste du Parlement jurassien et des échanges internes qui ont suivi, Pierre-Alain Droz n’a pas accepté de démissionner, ce qui a conduit l’UDC Jura à l’exclure.

Le Prévôtois occupera désormais le rôle de suppléant indépendant et entend tirer parti de cette marge de manœuvre, en s’exprimant notamment par des interpellations et des questions ne nécessitant pas de développement, de manière totalement autonome et parfois plus incisive.

Une épine dans le pied de l’UDC Jura

Pour le parti cantonal, la situation est délicate alors que la prochaine législature ne débute qu’en janvier. Le comité a choisi d’anticiper en constatant que son député suppléant, notoirement pro-bernois, n’avait guère modéré ses positions.

Pour Alain Koller, président du parti cantonal, cette situation est regrettable mais il estime qu’il vaut mieux « percer l’abcès » rapidement que laisser mijoter et risquer le même résultat.

Statut du député suppléant et implications

Pierre-Alain Droz sera donc député suppléant indépendant, c’est-à-dire sans appartenance à un groupe parlementaire, ce qui limitera ses possibilités d’intervention dans les débats.

Le secrétaire général du Parlement, Fabien Kohler, précise: il pourra déposer des questions écrites à titre individuel. En revanche, pour les autres interventions parlementaires qui nécessitent un développement à la tribune — motions, postulates ou interpellations — il est nécessaire d’obtenir la cosignature d’au moins un député.

Crédits photo: Thierry Grünig et Olivier Kurth.

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