Contexte et éléments publiés

Des documents rendus publics début novembre par les autorités américaines, issus d’un ensemble d’environ 20 000 pièces, contiennent des échanges datant de 2016 évoquant Jeffrey Epstein. Dans un courriel non identifié, l’auteur écrit à Epstein: ‘Salut Jeffrey ! J’ai une assistante de Zurich pour toi. Je t’avais déjà envoyé ses photos (…) J’en ai quelques nouvelles ici à Zurich, mais pas encore à New York ou à Paris.’

Selon le journal alémanique NZZ am Sonntag, le mot ‘assistante’ aurait été utilisé comme code pour parler de prostituées au sein du réseau Epstein. Ce message laisse donc entendre que les activités de l’homme d’affaires américain pourraient s’étendre jusqu’en Suisse.

Jeffrey Epstein, milliardaire américain proche de cercles de pouvoir, avait été arrêté et inculpé en 2019 pour exploitation sexuelle de mineurs et association de malfaiteurs; il est décédé en prison en 2019.

Interprétation du code et extension possible vers la Suisse

Le recours au terme ‘assistante’ comme mot-code est évoqué par le NZZ am Sonntag pour décrire des activités potentielles sur le sol helvétique.

Liens financiers et présence supposée en Suisse

Le journal zurichois évoque aussi un échange en 2015 entre un journaliste du Guardian et Epstein au sujet d’une grande banque genevoise où il aurait détenu des comptes. Ce point est corroboré par un rapport bancaire publié et relayé par des médias américains début novembre. Le même journal précise qu’il existe également des liens avec la Crypto Valley de Zoug.

Réactions et cadre procédural

À ce stade, l’Office fédéral de la justice n’a reçu aucune demande d’entraide judiciaire des États-Unis dans ce dossier Epstein. Interrogés par RTS, les ministères publics de Zurich et de Genève, ainsi que la banque concernée, n’ont pas souhaité répondre.

Évolutions à venir et contexte

D’autres documents devraient suivre dans ce dossier: après des mois de blocage, Donald Trump a signé cette semaine une loi ordonnant la publication de l’intégralité des dossiers liés à l’affaire Epstein. Les autorités américaines disposent désormais de moins de 30 jours pour tout dévoiler.

Pour situer le contexte, voir aussi notre timeline: Donald Trump et l’affaire Epstein — chronologie d’un scandale d’État.

By